Dans la famille Gainsbourg, je demande le p’tit dernier ! Lulu de son prénom. Avec son premier album, le fils du beau Serge, jeune homme de 25 ans sorti de la prestigieuse Berkeley School of Music, revisite les standards de qui l’on se doute… Une petite entreprise bien alléchante quant au passage en revue de ses effectifs, casting international cinq étoiles : Scarlett Johansson (Bonnie & Clyde en duo avec Lulu), Johnny Depp et Vanessa Paradis (Melody Nelson), M, Ayo et Sly Johnson (Couleur Café et Requiem pour un con), Iggy Pop, (Initials BB), Mélanie Thierry (Ne dis rien), Rufus Wainwright (Je suis venu te dire), Marianne Faithfull et de nombreux autres… On découvre donc au milieu de casting de rêve, le jeune Lulu, producteur, chanteur, musicien, arrangeur selon les titres…
Férus de Monteverdi, avec une version d’Orfeo parmi les plus chatoyantes de la discographie, Gabriel Garrido et son orchestre offrent une leçon de continuo généreux dans cette partition d’une grande sensualité.
Sur un livret de Busenello, La Statira fut créée à Venise en 1656, avant d’être reprise à Naples quelques années plus tard. À la tête de la Capella de’ Turchini, le Napolitain Antonio Florio connaît aussi bien les registres sérieux que bouffe et livre une réussite théâtrale et musicale totale.
?
FRANCESCO CAVALLI
en quelques dates
1602
Naissance à Crema, non loin de Milan
1637
Ouverture du Teatro San Cassiano à Venise, où Cavalli fait jouer deux ans plus tard Le Nozze di Teti e di Peleo.
1651
Création au Teatro Sant’ Apollinare de La Calisto
1653
Création de Veremonda à Naples
1660
Invité à Paris par Mazarin à l’occasion des noces de Louis XIV, il donne Xerse.
1662
Retour à Paris avec Ercole Amante.
1676
S’éteint à Venise.
?
ACTUALITÉS
La saison 2011-2012 voit deux nouvelles productions d'opéras
de Cavalli.
? Egisto sera confié à Benjamin Lazar et Vincent Dumestre, à la tête du Poème Harmonique les 1er, 3, 5, 6, 8 et 9 février 2012 à l'Opéra-Comique, et les 16, 17 et 19 février à l'Opéra de Rouen-Haute Normandie.
? La Didone, créée le 16 octobre dernier à Caen (Les Arts florissants dirigés par William Christie, mise en scène de Clément Hervieu-Leger), sera reprise à Paris, au Théâtre des Champs-Elysées,
les 12, 14, 16, 18 et 20 avril 2012.
Renseignements : www.opera-comique.com - 01 42 44 45 40 www.operaderouen.fr - 08 10 81 11 16 www.theatrechampselysees.fr - 01 49 52 50 00
Bien que Cavalli soit aussi un splendide compositeur «sacré», comme le prouvent ses messes concertantes et ses Vêpres particulièrement dansantes, l’opéra va être son domaine de prédilection. Le genre, en ces années 1630-1640, est une nouveauté absolue, appelée à un devenir que personne n’anticipait aussi fastueux. À Venise, l’opéra sort des cénacles privés où il célébrait par le biais de l’allégorie la gloire de ses commanditaires. Ce spectacle inouï s’installe dans des lieux publics et payants, la date fondatrice étant l’ouverture en 1637 du Teatro San Cassiano, dans le quartier du Rialto, à l’initiative de Francesco Mannelli et Benedetto Ferrari.
Pour autant, il ne s’agit pas là d’une création ex nihilo. C’est plutôt l’aboutissement d’un long processus où le théâtre de tréteaux et le répertoire de la commedia dell’arte se sont progressivement agrégés à des musiques et à des danses agrémentant des scénarios de plus en plus ambitieux. Ce théâtre populaire possédait ses stanze, des salles payantes dont la multiplication n’est pas sans rappeler l’explosion théâtrale (et en partie musicale) que connaissaient alors l’Angleterre des Tudor ou l’Espagne de Lope de Vega. Le Théâtre du Globe à Londres ou les auberges de Valence avaient le même but que le Teatro San Cassiano vénitien. Une fonction artistique, mais aussi certainement cathartique : on donne à voir le monde, on s’en émeut et on en rit.
Les créateurs de ce moment privilégié de l’histoire esthétique
prospèrent dans un univers où le spectacle est devenu la grille de lecture de la réalité. Tout comme la Londres du théâtre élisabéthain,
Venise est une ville où le mythe et l’histoire travestissent le réel et permettent de dire ce que l’on censure dans la vie courante. Cette vision cynique du pouvoir traverse Le Couronnement de Poppée de Monteverdi. Le chant, caustique, y est aussi celui du désenchantement.
Le jeune Cavalli pratique l’opéra en même temps que Monteverdi. Pas après lui. En effet, à la date de Poppée, il donne déjà ses propres œuvres. En 1639, il est appointé par le San Cassiano comme compositeur, imprésario et instrumentiste. Sans doute le vieux maître et le compositeur trentenaire ont-ils œuvré de concert. Car écrire un opéra est d’abord une affaire d’atelier. On crée à plusieurs comme d’autres peignent ensemble dans les ateliers de Rubens et de Vélasquez. Si la signature est importante, elle n’est pas prépondérante. Ainsi, on ne saura sans doute jamais à qui attribuer
le duo final de Poppée : Monteverdi, Ferrari ou Cavalli ?
L’opéra est un théâtre qui se chante. Plus central, en revanche, est le librettiste. Le plus irrévérencieux, Francesco Busenello, a travaillé avec Monteverdi puis Cavalli. Il écrivit cinq opéras pour
ce dernier, dont ses plus fameux : La Didone, La Statira, La Calisto. Il était membre de l’Accademia degli Incogniti, un cénacle de puissants cultivés. Il pimenta ses livrets d’érotisme et de libertinage. Un terme à prendre ici dans son sens noble, celui des Gassendi, D’Assoucy, Arétin ou Théophile de Viau : à savoir l’affranchissement de l’esprit de toute contrainte morale, politique ou doctrinale. Autant que faire se peut en des temps de censure et d’Inquisition…
Cavalli est plus que tout autre un musicien de la volupté. Dans
son deuxième opéra, créé en 1640 au San Cassiano, Gli Amori
d’Apolo e di Dafne, la tragédie mythologique et le burlesque
trouvent un parfait équilibre. La sensualité expressive est extraordinaire dans la scène clé où Apollon, à deux doigts de saisir
enfin la nymphe qu’il convoite, voit l’objet de son désir se transformer
en laurier. Le livret très enlevé de Busenello multiplie les métaphores autour du texte d’Ovide : les larmes d’Apollon abreuveront les racines de l’arbuste, le chariot du Soleil s’immergera
dans une fontaine de tristesse. Ce que dessinent parfaitement les lignes descendantes, superbes d’efficacité, du lamento «Misero Apollo»…
L’AXE VENISE-NAPLES
Le grand séducteur de l’ouïe qu’est Cavalli règne sur les scènes
vénitiennes à raison de quatre opéras par an (!) pendant une
vingtaine d’années jusqu’en 1658. Il s’y partage entre les théâtres
San Cassiano, San Giovanni Crisostomo et Sant’Apollinare où écrit son autre « plume », Giovanni Faustini. Il connaît dès lors un succès international, tout comme ce spectacle nouveau qu’il porte à ses sommets. L’Europe nantie, celle des voyageurs et des bons vivants, s’encanaille à Venise. Elle y découvre l’opéra. Le genre va aussi voyager d’une autre manière. La partition est alors à géométrie variable, écrite pour être jouée et chantée avec le nombre d’instrumentistes et de chanteurs que l’on possède. Le spectacle est itinérant, transporté par des sociétés d’acteurs-chanteurs tels les «Febi Armonici », une troupe spécialisée dans les tournées d’opéra. Grâce à elle, Giasone court l’Italie de 1649 à 1665. On l’entend à Livourne, Plaisance, Ferrare, Ancône, Gênes.
En 1650, l’œuvre de Cavalli atteint l’Italie du Sud. Didone et Egisto sont les premiers opéras donnés à Naples, mis en scène par Giovan Battista Balbi, décorateur spectaculaire dans la lignée d’un Giacomo Torelli et d’un Gaspare Vigarani. Et ce un an avant la Poppée de Monteverdi qui y est jouée en 1651 avec des remaniements de Cavalli (version dite «de Naples»). Sur place, Cavalli sera lui-même réécrit selon les nécessités des théâtres et des goûts locaux par Francesco Provenzale, l’un des tout premiers compositeurs napolitains. Un exemple : La Statira, sur un livret de Busenello. Dans sa version napolitaine, les personnages bouffes prennent une importance considérable. La nourrice Elissena, l’esclave noir Vaffrino, l’eunuque Brimonte deviennent d’essentiels contrepoints comiques aux situations autrement plus attendues des amours nobiliaires.
On peut se demander pourquoi, dans l’histoire de l’opéra du XVIIe siècle, l’axe Venise-Naples a acquis une telle importance. Au moment où Cavalli se fait applaudir dans le Sud italien, Venise peut être considérée comme l’équivalent de ce que deviendra Naples au XVIIIe siècle. Sans doute le pouvoir espagnol, durablement établi dans la ville depuis 1503, y concentre-t-il le mécénat et l’argent. À Rome l’opéra, genre profane, est, officiellement du moins, vu d’un mauvais œil, ou alors sous une forme sacrée, comme chez Stefano Landi. Et les
femmes y sont interdites de scène. Florence, en 1600, a vu la naissance du parlar cantando et de la Camerata Bardi (ou Camerata fiorentina). Mais Naples, différente de ces villes aristocratiques, a un curieux statut de ville passeuse. Toujours dominée par des peuples différents dont elle ne refusa jamais les cultures, la cité eut le génie de transformer ses importations obligées en une culture personnelle. À son tour, elle redistribuera ce qu’on lui a apporté. Beaucoup de compositeurs napolitains iront plus tard ensemencer l’Espagne et l’Europe. Ainsi se transmit le flambeau de
l’opéra dans les premières décennies. Cavalli brilla ensuite à Palerme à partir de 1655. Son Artemisia, qui vient tout juste d’être enregistré par le label Glossa, est le premier opéra à y être joué.
LA LIBIDO ET LE DIVIN
Cependant, le chapitre le plus célèbre de la carrière de Cavalli se
déroule à Paris. Il s’agit, pour emprunter le titre du roman que vient de lui consacrer Claude-Jean Nébrac, d’« Ercole Amante aux Tuileries ». La notoriété de Cavalli est alors si grande que
Mazarin l’appelle à composer un opéra pour la cour de France. Au
fait des dernières nouveautés italiennes (il a convié Luigi Rossi et
son Orfeo en 1647), il invite donc Cavalli pour fêter les noces de
Louis XIV. Ce sera d’abord la reprise de Xerse, monté à la hâte. Le Vénitien va surtout mettre en chantier une somptueuse allégorie
théâtrale, Ercole Amante, où se nouent les liens unissant la politique, l’art et la propagande. Le livret, complexe, de l’abbé Buti,
un érudit espion à la solde de Mazarin et précédent auteur de l’Orfeo de Rossi, développe la thématique d’Hercule conduit à mourir, revêtu de la tunique empoisonné de Nessus, par la jalousie d’une épouse que Junon manipule. Cette illustration du mythe du
double corps du roi — le terrestre soumis à la libido, le céleste soumis au divin — est bien entendu celle du jeune roi qui devra triompher des enfers et des forces obscures. L’œuvre, qui n’est finalement donnée qu’en février 1662, est gigantesque par sa durée — plus de quatre heures de musique et de ballets — et la machinerie qu’elle nécessite. Pour l’anecdote, on y vit Louis XIV et la reine jouer leur propre rôle et descendre des cintres dans une imposante nacelle. La fameuse salle des Tuileries, construite à grands frais pour l’occasion, trop vaste pour l’acoustique de l’œuvre qu’on y joue, est l’une des raisons du relatif insuccès de celle-ci. Cavalli y démontre pourtant une science achevée du théâtre, en enchaînant les ariettes cyniques, les scènes spectaculaires, les lamentos et les ritournelles bâties sur de prégnants ostinatos.
Cavalli composa Ercole Amante pour le mariage de Louis XIV et de Marie-Thérèse d'Autriche en 1660.
Ercole marque l’enterrement d’un opéra italien importé en France et que Lully va piller après y avoir greffé ses propres ballets. L’oreille d’aujourd’hui y découvre au passage tout ce que la future tragédie lyrique du Surintendant lui doit : les sommeils, les ritournelles en rondeau, la souplesse des arias liées aux ductiles récitatifs dont elles découlent naturellement.
AUTRES TEMPS
Dans la production de Cavalli, Ercole est à la fois le climax et le crépuscule. Le retard de la création d’Ercole empêche Mazarin, mort en mars 1661, d’y assister. À Paris, les Italiens sont moins à la mode. Lully s’est fait naturaliser français. Par un splendide coup de maître, il prend le pouvoir sur la musique dans la foulée de la
déclaration de Louis XIV ornant le plafond de la galerie des Glaces :
« Le roi gouverne par lui-même.» Cavalli, dépité, rentre en Italie. En 1668, il est nommé maître de chapelle de San Marco. Mais à Venise, la mode a changé et l’opéra évolue vers des formes autres. Voici venir le temps des Sartorio et des Cesti, développant le genre vers plus d’arias. Sans pour autant que le cynisme joyeux des livrets et leur verve populaire s’affadissent. Le trépidant Giulio Cesare in Egitto de Sartorio le montre. L’époque est déjà au culte des grandes voix. Le déroulé de l’action dégage de vastes plages expressives. Mais la turba, insouciante et graveleuse, continue de s’y agiter tout comme le public qui, à l’époque, a des chaises sur scène pour mieux jouir du spectacle. L’opéra italien, enfanté par Monteverdi et amplifié
par Cavalli, va accueillir un nouveau réformateur. Lorsque le vieux maître s’éteint à Venise en 1676, l’année de la création d’Atys, Alessandro Scarlatti, le Sicilien, fête ses seize ans...
Comme nous le disions dans le chapeau, Oppo s’est placé dès sa naissance parmi les marques de référence dans les lecteurs de DVD et de Blu-ray et a fait couler beaucoup d’encre virtuelle dans les forums de passionnés de vidéo et aussi d’audio du monde entier.
Cependant, et nous avons pu le vérifier par nous-même en testant jadis un lecteur de DVD Oppo, si la qualité d’image était irréprochable, la partie son n’offrait pas un rendu à même de convaincre les «audio-vidéophiles» qui auraient souhaité s’équiper d’un appareil de la marque.
En effet, la plupart de ces appareils étaient en mesure de lire les CD, les DVD, les DVD-Audio et les SACD, ces derniers aussi bien en stéréo qu’en multicanal et intégraient les sorties analogiques tout en proposant les flux numériques sur sorties HDMI.
Actuellement la gamme Oppo se compose des deux modèles que nous avons cités, à savoir le BDP-93 et le BDP-95 qui sont tous deux des modèles de haut de gamme destinés aux passionnés (mais leurs tarifs restent somme toute accessibles) et qui servent de bases à NuForce pour proposer des versions améliorées sur la partie sonore.
NuForce s’est en effet taillé une réputation enviable, entre autres, dans le domaine de la conversion numérique analogique avec des appareils comme le Icon HDP que nous avons testé et réalise elle-même la modification des lecteurs Oppo en intégrant ses cartes ou laisse cette possibilité à tout possesseur d’un lecteur Oppo susceptible d’être modifié.
Deux évolutions sont proposées par NuForce, NE (NuForce Edition) et NXE (NuForce eXtreme Edition), la deuxième version offrant un niveau de performances supérieur à la première.
Le distributeur Oppo en France, Next Audio, a mis à notre disposition un BDP-93 NXE et également une carte NE afin que nous puissions «goûter la différence» en changeant simplement la carte, ce qui oblige quand même à jouer du tournevis et à prendre quelques précautions pour réaliser la manipulation !
Une présentation discrète avec une certaine classe
Le lecteur Oppo BDP-93NE adopte une façade en aluminium brossé noire dans laquelle sont intégrées en affleurement et de manière très discrète les touches de commande. C’est une présentation sobre mais affichant une certaine classe qui n’a rien à voir avec celle de nombre d’appareils aux façades en plastique noir brillant très toc ne valorisant absolument pas l’objet.
Un grand bandeau central rompt l’uniformité de la façade et on y trouve le tiroir qui prend place en position centrale et sur sa gauche un discret afficheur bleu dédié aux indications temporelles et de lecture/pause, tandis qu’un autre petit afficheur auxiliaire situé à sa droite indique le type de disque lu ou de média utilisé ainsi que d’autres informations, dont le décodeur actif (Dolby True HD, DTS HD Master Audio, etc).
Des fonctionnalités très étendues
Le lecteur Oppo BDP-93NE est bien sûr un lecteur de Blu-ray (2D et 3D) mais aussi de CD, de DVD Vidéo, de DVD-Audio et de SACD (stéréo et multicanal). Il prend aussi en charge les HDCD, une variante du CD utilisant un codage sur 20 bits dont la rareté des exemplaires fait tout le charme du format.
Il dispose également de fonctionnalités multimédia et réseau qui lui permettent, outre le BD Live lié au Blu-ray, de visualiser des images ou des photos, de «streamer» des fichiers audio depuis un ordinateur (ce qui peut être également réalisé grâce au dongle Wi-Fi livré avec l’appareil), ou encore des vidéos.
Les menus sont clairs et conviviaux et leur affichage sur l’écran du téléviseur permet une interactivité d’une grande souplesse, d’autant que le BDP-93NE est très prompt à réagir aux ordres de la télécommande. Les possibilités de réglages sont impressionnantes et le manuel d'utilisation ne comporte pas moins de 92 pages !
Le BDP-93NXE étant du type uPnP (Universal Plug and Play), sa connexion au réseau ne pose aucune difficulté et il reconnaît automatiquement les réseaux ainsi que les serveurs ayant des fichiers partagés.
La télécommande est typique d’un appareil de ce type avec un nombre important de touches aux fonctions pas toujours évidentes pour un novice. Elle dispose d’un rétro éclairage des touches qui se met automatiquement en marche lors de l’appui sur n’importe quelle touche ou peut être active depuis la touche située dans le coin inférieur droit.
Une connectique très riche en audio comme en multimédia
Appareil résolument moderne et tourné vers l’avenir l’Oppo BDP-93NE est doté d’une connectique très riche, et ce aussi bien en audio qu’en multimédia, avec deux sortie HDMI, ce qui permet de brancher simultanément un téléviseur et un amplificateur muni d’une prise HDMI sans renvoi de signal pour décoder des signaux audio en Haute Définition.
Le visuel ci-dessous donne le détail de cette connectique, mentionnons qu’une prise USB est également présente en face avant, masquée par un bouchon en plastique s'intégrant très discrètement dans la façade.
On remarquera aussi la prise pour le récepteur de télécommande additionnel qui peut être installé en vue de l'utilisateur si le lecteur se trouve hors de portée directe de la télécommande.
Aspect technique du BDP-93NE / NXE
L'intérieur de ce lecteur de Blu-ray est particulièrement bien rempli comme on peut le constater sur le visuel ci-dessous sur lequel sont repérées les différentes parties de l'appareil.
La partie vidéo est très évoluée et intègre un processeur vidéo Marvell's Kyoto-G2 utilisant la seconde génération de technologie Qdeo, un composant de course jouissant d'une très forte réputation auprès des vidéophiles avertis.
Les cartes audio NuForce
Les améliorations apportées par NuForce au niveau de la section audio visent principalement à palier les défauts liés à la transmission des signaux par liaison HDMI qui provoquent de la gigue (jitter).
NuForce a également supprimé les circuits de muting (silencieux), réalisés à partir de transistors montés sur le trajet du signal et susceptibles de le dégrader.
Equipée de performants amplificateurs opérationnels Burr-Brown OPA2134UA et de condensateurs à film plastique Wima, elle est censée procurer un son proche de celui des tubes triodes 12AX7.
Tout comme sur la version précédente, NuForce a supprimé les transistors de muting sur la version NuForce eXtreme Edition (visuel ci-dessous), et sa signature sonore est identique.
Afin d'améliorer encore les performances, cette version intègre une horloge de précision totalement indépendante de celle du système de lecture et réalisée à partir d'un circuit intégré Altera Cyclone 3, tandis que les amplificateurs opérationnels utilisés sont des modèles National Semiconductor LM4562 présentant un niveau de bruit et une distorsion extrêmement faibles.
Brèves impressions vidéo
Nous ne sommes pas vraiment des spécialistes de la vidéo mais il faut reconnaître que les images délivrées par le BDP-93NE sont de toute beauté, et ce qu'elles soient issues de Blu-ray ou de DVD et confirment leur réputation de grande qualité.
Les amateurs du monde entier ne s'y trompent pas et de manière générale le consensus règne dans le domaine de l'image.
A l’écoute du BDP-93NE/NXE
NuForce indique sur les fiches produit de ses cartes que celle-ci sont censées reproduire la sonorité d’une lampe triode 12AX7. Nous voulons bien le croire, sauf que, personnellement je n’ai qu’un très petite expérience des tubes (qui ne sont pas, à vrai dire, ma tasse de thé) et encore cela n’a-t-il concerné que quelques amplificateurs que j’ai écouté brièvement. Soit !
Le fait est que nous avons commencé par écouter le BDP-93 dans sa version NXE et que celui-ci délivre un excellent message sonore, ample, d’une belle plénitude sans pour autant laisser les détails dans l’ombre, et en faisant preuve d’une petite coquetterie dans l’aigu comme nous avons pu le constater à l’écoute de notre œuvre test de prédilection, la Fantasia on British Sea Songs de Sir Henry Wood.
Nous n’avons pas décelé de différences sonores que la lecture soit issue du CD, des fichiers audio «streamés» depuis un PC ou encore lus sur une clef USB.
A vrai dire, lors de l’écoute de la version NE avec la même œuvre, les différences ne sont pas flagrantes, c’est-à-dire que la restitution est également d’un excellent niveau. Tout au plus note-t-on une sensation d’aération et de plénitude sonore très légèrement en retrait par rapport à la version NXE, mais, répétons-le c’est assez subtile et le résultat reste néanmoins excellent comme pour la version NXE.
Et quand bien même les SACD n'ont pas conquis le grand public et les DVD-Audio encore moins puisqu'ils ont quasiment disparu, et que cet appareil est en mesure de les lire, profitons-en pour le jauger également sur ces derniers formats. Et comme je dispose également de la même compilation d’œuvres phare de Tchaïkovsky, dont le Capriccio Italien, dans la même interprétation en version CD, SACD et DVD-Audio, allons-y pour un tour d’écoute.
La version CD sonne très bien et on retrouve les mêmes impressions sonores que celles citées précédemment. Pour les versions SACD et DVD-Audio, n’en déplaise aux détracteurs de ces formats ou à ceux qui jurent que le vinyle est ce qui se fait de mieux ou encore à ceux qui se contentent simplement de ne pas être convaincus par leur supériorité (sans doute parce qu’on ne leur a jamais fait de bonnes démonstrations avec des œuvres qui vont bien…), et bien là, il n’y a pas photo !
En effet, il faudrait être sourd pour ne pas entendre la différence, et ce dès les premières secondes d’écoute… Que ce soit avec la version SACD ou la version DVD-Audio, la restitution semble libérée du cadre des enceintes en donnant une impression d'aisance, de naturel et d’espace sonore supérieure à celle du CD. Pareillement pour les timbres des instruments qui paraissent plus véridiques, en particulier les cymbales dont les multiples résonnances sont beaucoup plus réalistes qu’à l’écoute de la version CD (notons que sur ce point le SACD fait mieux que le DVD-Audio).
Quelques extraits du Blu-ray audio de la Symphonie des Mille de Mahler par Antoni Wit chez Naxos sont venus renforcer les excellentes impressions que nous avons eues à l'écoute de cet appareil.
Enfin, bref, le BDP-93NXE (et NE) est un excellent appareil qu’il faudra nourrir avec d’excellents fichiers, qu’ils soient sous forme de stockage informatique ou sur des galettes de 11cm.
En conclusion, le BDP-93NXE ou NE est un excellent appareil mariant avec bonheur le monde de la vidéo et de l’audio. Son prix n’est certes pas un «prix d’attaque» mais reste dans le domaine du raisonnable pour un appareil qui lit tout ce qui peut exister, du CD au Blu-ray (y compris pure audio stéréo et multicanal) en passant par le HDCD, le SACD et le DVD-Audio (tous deux en stéréo et multicanal), et fait également de la lecture en continu sur réseau, aussi bien en audio qu’en vidéo, ou encore depuis un périphérique USB. Chaudement recommandable pour qui veut faire coexister sa collection de disques CD, DVD et autres et les nouveaux fichiers sous forme dématérialisée.
On ne s’avance pas trop en affirmant que ces Duetti sont un peu l’événement discographique de l’automne… Cet album signe les retrouvailles de deux immenses artistes : Philippe Jaroussky, tout de grâce, Max Emanuel Cencic, timbre plus ambré. Avec des personnalités et des moyens différents, l’un et l’autre incarnent les deux facettes d’une même médaille : l’art des castrats, dont l’androgynie troublante se coulait avec une égale aisance dans les lamenti et les vocalises les plus virtuoses. Et le résultat est somptueux, capiteux et troublant. Les deux contre-ténors s’étaient rencontrés sur le plateau du déjà légendaire Sant’Alessio de Landi en 2007. Dans ce programme de duos du XVIIIe siècle, William Christie les dirige avec un raffinement extrême, ressuscitant l’âge d’or des cercles aristocratiques italiens où furent créées nombre de ces pièces aussi virtuoses que sensuelles.
Œuvre après œuvre, Thierry Lancino s’impose comme un compositeur majeur de son temps. Et son impressionnant Requiem, créé en janvier 2010, et dont l’enregistrement sort ces jours-ci chez Naxos, ne fait que confirmer ce sentiment. Installé à New York depuis plusieurs années, le compositeur français a toujours entretenu avec la voix une relation privilégiée et dont ce Requiem, qui mêle profane et liturgique d'après un livret de Pascal Quignard, offre sans doute l’un des aboutissements les plus impressionnants. Dirigé par Eliahu Inbal, l'Orchestre Philharmonique de Radio France et son Chœur sont entourés pour l’occasion par Nora Gubsich, Nicolas Curjal, Heidi Grant Murphy et Stuart Skelton. Extraits et propos :
Jusqu’au 20 novembre à Limoges, le festival Eclats d’Email Jazz réunit une vaste palette de jazzmen (et jazzwomen !) en tous genres, stars cinq étoiles, valeurs sûres et musiciens en devenir comme notamment Ron Carter, Perrine Mansuy, Jan Garbarek, Daniel Humair, China Moses ou bien encore Craig Taborn. Une programmation éclectique et de bon goût que présente le directeur de la manifestation, Jean-Michel Leygonie.
Parallèlement et dans un tout autre registre, Christiane Legrand a chanté les musiques de Luciano Berio, Marius Constant, Morton Subotnick ou bien encore Edgard Varèse...
Sur ces images d'archive, Christiane Legrand chante ici en duo avec son frère :
Hommage à "Trouble" T. Roy, Peaceful Journey qui sort en 1991 aligne les tubes. A la même époque, Heavy D prend la présidence du label Uptown Records qui poursuit l’union de plus en plus poussée entre hip hop et R&B.
En signant le générique de l’émission In Living Colour et en participant au single Jam de Michael Jackson, Heavy D confirme son succès. Il s’oriente alors vers la comédie et apparait dans plusieurs séries et émissions télévisées et dans quelques films. Il chante en duo avec la légende du blues B.B. King (Keep It Coming en 1997) et apparait dans divers clips (One More Chance de Notorious B.I.G. notamment).
En 2008, il publie l’album reggae Vibes. En septembre 2011, Love Opus signe son retour au hip hop. Enfin, le mois dernier, Heavy D s’était produit lors des BET Hip Hop Awards, sa première apparition sur scène en 15 ans.
Assez commercial dans son approche mêlant rap et R&B (une tendance inédite à l'époque) mais ne sombrant jamais dans la facilité, le style d’Heavy D & The Boyz touchait pourtant les véritables fans de rap. Leur street credibility réussira à aborder avec humour et sensualité un genre alors en proie à d’affligeantes dérives.
RACHMANINOV
Concerto n° 2 - Rhapsodie Paganini Yuja Wang, piano - Mahler Chamber Orchestra, direction Claudio Abbado
Une superbe assise grave, tant pour l'orchestre que — chose plus rare — pour le piano. Évitant l'écueil fréquent en concerto d'un soliste surdimensionné ou étriqué, la captation parvient à un merveilleux équilibre, avec un piano rond, chaleureux, moelleux et juteux. Les effectifs plus réduits de l'orchestre de chambre permettent une clarté qui révèle toutes les subtilités de l'écriture, ainsi que l'originalité des timbres, ici admirablement restitués, sans compter une dynamique parfois explosive.
SMETANA : Ma Patrie Orchestre philharmonique de Malaisie, direction Claus-Peter Flor
On retrouve la fameuse pureté et transparence des SACD Bis, assorties d'un fouillé remarquable et d'un bel étagement des plans. Tout ceci permet de saluer le travail accompli par cet inattendu orchestre de Malaisie. Les cordes délicates et soyeuses, ainsi que les cuivres vaillants, donnent à Smetana des couleurs originales, une légèreté, une fraîcheur dignes du Mendelssohn du Songe d'une nuit d'été.
"FRA' DIAVOLO"
La musique des rues dans le Royaume de Naples Marco Beasley, chant - Pino de Vittorio, chant & guitare - Ensemble Accordone, dir. Guido Morini
Cette reconstitution des musiques des rues napolitaines s'appuie sur trois voix masculines naturelles, restituées avec une clarté et une présence phénoménales, parfois très crues, qui s'épanouissent dans un bel espace réverbéré, parfois a cappella. Le plus souvent, elles sont parées de multiples inventions de timbres et de rythmes d'un instrumentarium original comportant castagnettes, diplofonia, chitarra battente, tamburi a cornice, auprès de luth, théorbe, violon, clavecin et quatre violes de gambe, tous admirablement captés.
Vendredi 25 novembre, Waltraud Meier chantera les Quatre derniers lieder de Richard Strauss, à Paris, à la Salle Pleyel, à 20h. Aux côtés de la grande mezzo-soprano allemande, remarquable tragédienne sur scène, l’Orchestre Philharmonique de Radio France dirigé par Myung-Whun Chung qui donnera, en seconde partie de programme, la Symphonie n°4 d’Anton Bruckner. Wagnérienne de référence, Meier est également une superbe chanteuse de lied. Elle s'y consacra d'ailleurs durant une saison lyrique entière, en 2002-2003, enregistrant également ce répertoire intimiste, de Schubert à Schumann en passant par Hugo Wolf.
Née à Würzbourg dans le sud de l'Allemagne le 9 janvier 1956, Waltraud Meier est l’une des grandes wagnériennes de son temps, fréquentant les plus grandes scènes du monde : Met Opera de New York, Scala de Milan, Covent Garden à Londres, Opéra de Paris, Opéra de Berlin, Staatsoper de Vienne... Sauf Bayreuth, où la mezzo-soprano ne chante plus depuis longtemps à la suite d'un différend avec le patriarche dictatorial Wolfgang Wagner, décédé depuis en 2010…
Waltraud Meier fait ses débuts à 20 ans sur la scène de l'opéra de Würzbourg dans Cavalleria Rusticana de Pietro Mascagni. Deux ans plus tard, elle intègre la troupe de l'opéra de Mannheim. En 1980, elle fait ses débuts internationaux à Buenos Aires dans L'Or du Rhin et la Walkyrie, de Richard Wagner). Trois ans plus tard, elle triomphe au Festival de Bayreuth dans le rôle de Kundry dans Parsifal. A Bayreuth, elle avait en fait remporté un concours de jeune chanteur et gagne des places pour le Ring du centenaire de Patrice Chéreau et Pierre Boulez…
Elle raconte avoir alors contacté la direction du festival, pensant être engagée pour le Ring dirigé par Georg Solti dans le rôle de Fricka ou de Waltraute. Elle n'est convoquée qu'un an après son premier appel. Lors de son audition, il se trouvait y avoir la partition de Parsifal qu'on l'invite à chanter. Elle affirme alors être incapable d’interpréter le rôle de Kundry puisque Léonie Rysanek portait le rôle-titre. Wolfgang Wagner lui dit alors que Kundry permet de tout montrer. C'est ainsi qu'elle débute dans ce rôle en alternance pour le chanter seule durant dix ans !
En 1993, Waltraud Meier se tourne vers les rôles de soprano, dont Isolde qu'elle marque de son empreinte dans la mise en scène d'Heiner Müller, toujours à Bayreuth. Mais Meier ne se limite pas à Wagner et son vaste curriculum-vitae comprend notamment le rôle-titre de Carmen de Bizet, Donna Elvira (Don Giovanni de Mozart), le Compositeur (Ariadne auf Naxos de Strauss), Leonore (Fidelio de Beethoven), Didon (Les Troyens de Berlioz), Jeanne d'Arc (La Pucelle d'Orléans de Tchaïkovski), Giulietta (Les Contes d'Hoffmann d'Offenbach), Marie (Wozzeck de Berg) ainsi que quelques rôles verdiens, comme Amneris (Aïda) ou bien encore Eboli (Don Carlos).